Politique industrielle de l’UMP : Peu d’actes mais beaucoup de paroles !

2 février 2010

Le ministre de l’Industrie, Christian ESTROSI, se rend dans l’Oise le 1er février, dans le cadre de la campagne des élections régionales, pour apporter sa caution aux listes UMP et parler aux militants sarkozystes de sa politique industrielle.

Nul doute que les milliers de salaries isariens ayant perdu leur emploi ces derniers mois, que les milliers d’autres légitimement inquiets pour leur avenir professionnel, accueilleront avec scepticisme et colère cette visite ministérielle et électoraliste.

En effet, le gouvernement Sarkozy-Fillion et ses représentants sont restés totalement muets, depuis des mois, devant les conséquences économiques et sociales de la crise qui frappent si durement l’industrie isarienne et ses salariés.

En 2009, ce sont en effet près de 6000 emplois industriels qui ont été détruits dans l’Oise, par l’effet conjugué de la crise économique et des délocalisations décidées par quelques financiers rapaces, ceux-là mêmes que le Chef de l’Etat vient d’aller saluer à Davos, en Suisse…

Continental, Sachs, Bosch…la liste est longue des fermetures d’entreprises performantes dans l’Oise, dont aucune n’a jamais fait sortir de son silence assourdissant le « Commissaire à la ré-industrialisation de l’Oise », improbable gadget gouvernemental sans aucun intérêt pour les salariés des entreprises industrielles de notre département.

Alors que l’Oise, à l’instar du reste de notre pays, a vu le nombre de ses chômeurs progresser de 7000 en 2009, la situation économique et sociale appelle bien plus qu’un meeting électoral de l’UMP. Il serait grand temps que le gouvernement, comme les élus locaux UMP, passent enfin de la parole aux actes !

Les socialistes de l’Oise demandent que soient rendus plus difficiles les plans de licenciements, au moyen d’un examen préalable par la justice et par les salariés de la situation des entreprises s’apprêtant à licencier, et qu’une ambitieuse politique industrielle, terriblement mise à mal ces dernières années par les gouvernements de droite, puisse à nouveau être mise en œuvre au bénéfice des bassins d’emplois sinistrés.


Woerth / Proglio : même combat !

24 janvier 2010

Une fois de plus, Eric Woerth, Maire UMP de Chantilly, Président de la Communauté de communes de l’Aire Cantilienne, Président départemental de l’UMP de l’Oise, Trésorier national de l’UMP et Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, s’est illustré en faisant des déclarations complètement déconnectées de la réalité quotidienne des Français. A l’occasion des protestations légitimes des syndicats à propos de la double rémunération de Monsieur Proglio, qui prétendait initialement à un salaire de 2 000 000 € par an, Monsieur Woerth a crû nécessaire de préciser qu’il s’agissait d’assurer à Monsieur Proglio « toutes les chances de remplir sa mission » et que « la France n’est pas un pays qui paie si bien que ça ses dirigeants. »

Les socialistes de l’Oise rappellent à Monsieur Woerth que la rémunération demandée par Monsieur Proglio représente 125 fois le salaire minimum. Une fois de plus, la majorité UMP de Nicolas Sarkozy fait des cadeaux aux plus riches et fait peser le poids de cette politique sur les ménages les plus modestes… Si l’indécence de cette politique n’apparaît pas évidente à Monsieur Woerth, c’est sans doute qu’il est lui-même habitué à la double-casquette de trésorier de l’ UMP et de l’Etat !

Communiqué de presse
De la Fédération de l’Oise du Parti Socialiste