Budget de la région : intervention du président !

16 avril 2010

Monsieur le Président du Conseil économique et social régional,

Mesdames, Messieurs,

Cher(e)s collègues,

Le budget que je vous présente aujourd’hui est sans grande surprise puisqu’il est conforme à celui que j’ai présenté à l’ensemble des Picards, comme j’en avais pris l’engagement.

Il décline par ailleurs pour 2010 les orientations budgétaires dont nous avons débattu lundi.

Comme l’a souligné le Conseil Économique et Social dont je tiens à saluer la qualité du travail, c’est un budget de transition qui, comme nous l’avons voulu, permet à la nouvelle équipe d’adapter un certain nombre de nos dispositifs, pour répondre à la fois à la crise économique et sociale que nous vivons et au nouveau contexte qui nous est imposé par la contre-réforme territoriale et fiscale.

C’est une nouvelle donne à laquelle nous sommes confrontés et dont nous devons tirer toutes les conséquences.

Au moment où nous nous réunissons, si nous ne savons toujours pas quelles seront les compétences des uns et des autres, nous pouvons déjà noter que la structure de la fiscalité est bouleversée par la suppression de la taxe professionnelle.

Au-delà de tous les mécanismes compliqués de la réforme, c’est d’un allègement de 8 milliards d’euros dont bénéficieront les entreprises, avec comme conséquences inéluctables un alourdissement des charges sur les ménages.

C’est par ailleurs, pour les Régions, la suppression de toutes les recettes liées au foncier, et c’est pour toutes les collectivités une incertitude majeure sur le lien entre l’investissement et le retour fiscal attendu.

Pour ce qui concerne la Région, il est clair que l’évolution des compensations de la taxe professionnelle sera inférieure à l’évolution naturelle de nos recettes à pression fiscale constante, par le simple jeu de la revalorisation de nos bases. Nous en avons un avant goût avec l’évolution de nos dotations pour 2010, qui se traduisent par une diminution de 0,6%, comme le fait remarquer le CESR.

Par ailleurs, nos ressources dites autonomes, qui sont fondées sur des recettes liées à l’automobile comme la TIPP ou les cartes grises, diminuent mécaniquement avec la crise mais au-delà avec l’émergence, que nous souhaitons d’ailleurs, d’un autre modèle de développement.

Enfin, comme je m’y étais engagé, je n’ai pas souhaité utiliser les quelques degrés de liberté qu’il nous reste cette année sur le foncier et les cartes grises, afin de ne pas encore plus pénaliser les ménages.

En 2010, c’est un budget quasi constant que je vous propose. Un budget maîtrisé qui voit augmenter l’épargne brute par rapport à 2009.

Ce n’est pas pour autant un budget sans ambition. La première est de maintenir un haut niveau d’investissement avec presque 356M€ de crédits.

C’est le niveau le plus important qu’ait jamais connu notre Assemblée. Il donne à la Picardie les moyens de sa mutation et contribue au soutien de l’économie régionale pour financer des projets dont la durée de vie est le plus souvent supérieure à 30 ans, comme c’est le cas pour les constructions universitaires, les lycées et les trains, et ce avec un montant d’emprunt supplémentaire de près de 194M€.

La seconde ambition est de passer du rattrapage au développement intégré.

Dans presque tous les domaines, notre Région se caractérise par l’importance de son intervention par habitant. C’était la condition du rattrapage. Nous voulons aujourd’hui augmenter l’effet de levier de nos interventions par une approche encore plus ancrée sur les territoires et par la mise en place d’outils innovants, associant à l’effort de la Région celui de nos partenaires publics et privés.

C’est pour cette raison que nous avons suspendu un certain nombre de dispositifs, pour mieux les refonder. C’est tout l’enjeu des chantiers que nous voulons ouvrir d’ici l’été.

Cet exercice permettra notamment de concrétiser la Mission pour l’égalité des chances, les nouvelles modalités d’aide aux étudiants et aux jeunes, les nouvelles formes d’intervention pour l’emploi et l’économie, la politique de l’environnement et de la solidarité internationale, car nous ne voulons pas rajouter des dispositifs aux dispositifs, mais bien les reprendre dans une seule et même logique, qui est celle de l’emploi, du développement durable et de l’équité.

D’ici là, l’année 2010 sera marquée comme en 2009 par un fort niveau d’intervention et par la concrétisation de nombreux projets, notamment dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, où à l’exception d’une seule opération, toutes celles qui figurent au Contrat de projet ont démarré.

La plus avancée parmi elles est sans doute la création du complexe de formation, de recherche et d’innovation technologiques de l’UTC. Ses travaux devraient commencer d’ici à la fin de l’année, pour un montant de 20M€. La construction des laboratoires de recherche en santé sur le site du CHU est également bien partie puisque les études de maîtrise d’œuvre sont en cours. Là aussi, les travaux devraient coûter 20M€.

D’autres chantiers importants devraient franchir des étapes décisives cette année pour l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens et à Saint Quentin, pour l’Université de Technologie de Compiègne, pour l’Institut Lasalle à Beauvais.

En 2010 plus que jamais, la Région soutiendra les programmes de recherche de ses Universités et de ses grandes Écoles. Elle accompagnera également le développement des centres de transfert de technologie, et notamment la création du centre de transfert dédié aux composites à Méaulte.

Ce sera également une année importante pour les lycées, puisque de nombreux travaux seront livrés à Laon, Soissons, Chauny, Saint Quentin, Friville Escarbotin, Ham, mais aussi Crèvecoeur-le-Grand et Nogent-sur-Oise. D’autres chantiers seront lancés au lycée professionnel agricole de Fontaine les Vervins, un internat au lycée Corot de Beauvais, sans oublier bien sûr les travaux de la Cité scolaire à Amiens et la reconstruction des internats des lycées de Péronne. Ce sera également une année importante pour la mise en œuvre du plan de maîtrise de l’énergie dans les lycées, avec notamment la mise en place de nouveaux contrats d’exploitation de chauffage qui associent les lycées aux économies d’énergie.

S’agissant des transports ferroviaires, comme l’a souligné fort justement le CESR, nous recevrons cette année une quantité importante de nouveau matériel qui va encore améliorer la qualité de transport des usagers. En tout ce sont 5 nouvelles rames TER nouvelle génération qui arriveront sur l’axe Paris – Beauvais et 16 AGC bimodes (électrique et diesel) qui circuleront sur l’ensemble de la région.

D’autres investissements sont prévus notamment pour la culture, en partenariat avec les Conseils généraux, mais également pour le logement, qui reste pour nous une priorité, à l’heure où les crédits d’État comme ceux de l’ANRU font de plus en plus défaut.

Nous aurons en 2010 à faire le point sur le Contrat de projet et à procéder à sa révision à mi-parcours. Je ne redirai pas ce que j’ai déjà dit lors de mon installation mais les conditions qui ont permis la signature de ce contrat ont aujourd’hui changé. L’État a modifié les règles du jeu et nous devons en tirer aujourd’hui toutes les conséquences.

Il n’est pas encore trop tard pour retrouver les voies du dialogue constructif entre l’État et les régions. C’est le sens du courrier qu’a adressé Alain Rousset, Président de l’Association des régions de France, au Président de la République. J’espère sincèrement qu’il saura nous entendre. Dans toute l’Europe ce sont les Régions qui sont porteuses de projets et d’innovation. Je l’ai déjà évoqué pour ce qui nous concerne, s’agissant de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je voudrais aussi citer Picardie Roissy, qui est bien plus qu’un projet d’infrastructure, une ambition d’aménagement pour notre Région, la démonstration aussi que la mobilisation régionale peut faire avancer des projets qui piétinaient depuis 20 ans.

J’espère aussi que l’État saura dégager les moyens nécessaires pour avancer sur le Canal Seine Nord Europe et assumer ses responsabilités sur les routes nationales qu’il lui reste.

Je veux vous dire que le budget que je vous propose d’adopter est celui d’une ambition maîtrisée pour la Picardie. Il prend en compte la nouvelle donne qui nous est imposée par le gouvernement pour garder notre capacité d’innovation et d’investissement dans la durée. Il s’inscrit résolument dans la logique d’éco-région solidaire que nous avons voulu installer dans le précédent mandat et dégage les moyens pour approfondir nos interventions en faveur de l’emploi, l’égalité des chances pour les jeunes notamment par l’éducation et la formation, le développement intégré  des territoires. Il permet la mise en œuvre des grands projets structurants que j’ai évoqué dans le débat d’orientation budgétaire.

J’ai conscience que l’exercice que j’ai demandé à nos services pour tenir les engagements pris devant les électeurs était particulièrement exigeant. Je veux les remercier pour leur travail qui a dû bousculer bien des habitudes, comme je veux remercier le CESR d’avoir accepté de transmettre son avis dans un délai particulièrement contraint.

Si j’en juge par la précision des analyses, cette vitesse n’a pas pour autant été de la précipitation. Je pense que nous pouvons utilement prendre en compte les remarques et propositions, dans la période d’ajustement des politiques publiques que j’ai annoncée au début de mon intervention.

Au-delà, c’est bien évidemment l’ensemble des partenaires qui, comme nous l’avons toujours fait, seront associés à la définition des interventions qui les concernent, suivant les orientations clairement affichées dans notre DOB.

Maîtrise et volonté, tels sont les maîtres mots de ce budget que je vous propose, qui permet de maintenir un haut niveau d’intervention publique et de continuer à préparer un autre avenir pour la Picardie, sans pénaliser les ménages.


Les associations menacées par la réforme territoriale, signez la pétition!

16 avril 2010

La politique menée depuis plusieurs années par la droite au pouvoir, et particulièrement depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, menace la vitalité associative de notre pays, ce que la gauche n’a cessé de dénoncer en exprimant, à de nombreuses reprises, ses préoccupations quant aux coups portés au mouvement sportif, à l’éducation populaire et à l’économie sociale.
La vie associative est cruciale pour notre société. Vingt millions de Français dont 14 millions de bénévoles sont membres d’une association et engagés dans la construction de projets collectifs portés par ces associations.
Le désengagement cynique de l’État, la casse des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.
Les collectivités territoriales dirigées par la gauche ont pallié dans l’urgence ces mesures dévastatrices, par des politiques locales, volontaristes, responsables et soucieuses des besoins quotidiens des Français. Mais la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner les projets portés par le mouvement associatif est aujourd’hui mise en danger par l’étranglement financier des collectivités locales et par le projet de réforme des collectivités territoriales. Le soutien local au sport, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire en sera gravement affecté.
Cette destruction programmée du paysage associatif justifie que tous les citoyens se mobilisent et s’y opposent.
Ensemble :

  • Nous exigeons le retrait des projets territoriaux du gouvernement qui menacent la vitalité du mouvement, des valeurs et des projets associatifs ;
  • Nous voulons des pouvoirs publics engagés auprès des associations, pour soutenir leurs actions, essentielles pour les Françaises et les Français.

Il faut non seulement maintenir mais aussi développer sur tout le territoire, au plus près des citoyens, le sport, l’éducation populaire, l’ensemble des services d’intérêt général portés par les associations, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la vitalité démocratique.

http://www.defendonsnosterritoires.fr/petition-associations-menacees


Pour l’emploi et les retraites, Mobilisons-nous le 1er mai !

16 avril 2010


Le 1er mai, les organisations syndicales de l’Oise organisent la manifestation départementale à CHANTILLY sur le théme de “la défense de l’ emploi et des retraites”. Le rendez-vous en est fixé à 10h30 au parking de la gare SNCF.

La fédération de l’Oise du Parti Socialiste appelle les militants et sympathisants socialistes à se mobiliser en nombre et à participer à cette manifestation qui se déroule, très symboliquement, dans la ville dont Eric Woerth, ministre du travail et de la solidarité, est le maire.

Soyons nombreux à manifester, sous nos couleurs, aux côtés des salariés de notre département.


Martine AUBRY dans l’Oise : Grand MEETING DEPARTEMENTAL à CLERMONT le 25 février prochain !!!!

8 février 2010

Cher(e)s camarades,

Je veux tout d’abord vous remercier, ainsi que l’ensemble des militant(e)s socialistes de l’Oise, pour l’ampleur de votre mobilisation à l’occasion du grand meeting régional de lancement de notre campagne des régionales qui s’est déroulé samedi 30 janvier à Amiens.

Avec plus de 1000 participants au total, dont pas moins de 300 socialistes isariens venus de tous les secteurs de l’Oise, nous avons fait la démonstration éclatante de notre mobilisation, celle des femmes et des hommes de gauche rassemblés autour de Claude GEWERC.

Je veux dès maintenant vous convier à ce qui sera sans aucun doute le temps fort de notre campagne électorale dans l’Oise :

MEETING DEPARTEMENTAL

jeudi 25 février 2010, à 18h30

à CLERMONT (salle Pommery)

En présence de

Martine AUBRY, 1ère secrétaire

du

Parti Socialiste,

Claude GEWERC, tête de liste de la gauche rassemblée pour la Picardie,

Yves ROME, président départemental du Comité de soutien.

Là encore, je sais pouvoir compter sur votre mobilisation, sur votre capacité à entraîner avec vous vos proches, vos collègues, vos amis, pour faire de ce rendez-vous un moment déterminant pour les socialistes et leurs partenaires de gauche dans l’Oise.

Au plaisir de vous retrouver nombreux,

Amitiés socialistes.

Béatrice LEJEUNE

1ère Secrétaire fédérale

Fédération de l’Oise

Parti Socialiste

40 rue du Maréchal de Lattre de Tassigny

BP 67 - 60105 CREIL

Tel 03 44 25 04 60

Fax 03 44 24 62 89

mail : fede60@parti-socialiste.fr

http://www.socialistes-oise.fr


Emploi : le « cri du cœur » de Mme Cayeux !

2 février 2010

Recevant à Rochy-Condé, en l’absence du député de la 1ère circonscription de l’Oise, le ministre de l’industrie pour une réunion électorale en petit comité, Mme Cayeux, chef de file de l’UMP en Picardie, a tenu sur la question de l’emploi un « discours de vérité ». Elle s’est en effet écriée (discours en téléchargement sur son site Internet, voir ci-dessous) : « Oui, nous ferons tout pour que l’emploi diminue » (cf. page 13).

Il est vrai qu’avec près de 6000 emplois industriels détruits en 2009 dans notre département, par l’effet conjugué de la crise économique et des délocalisations décidées par quelques financiers rapaces, leurs complices, les représentants locaux et nationaux de l’UMP, sont devenus les spécialistes incontestés de la diminution de l’emploi.

Ils parlent, ils parlent mais refusent d’agir pour rendre les licenciements et les délocalisations plus difficiles. Jamais ces ministres et ces élus de droite ne passent des paroles aux actes, sauf quant il s’agit de s’en prendre aux plus faibles !

Ainsi, Mme Cayeux a-t-elle poursuivi son discours de campagne en s’en prenant aux emplois solidaires, créés avec l’aide du Conseil régional dans des centaines d’associations picardes, les jugeant inutiles et couteux.

Décidemment, Mme Cayeux est bel et bien décidée à tout faire « pour que l’emploi diminue ». Elle laissera donc ses amis de la finance continué de dépouiller peu à peu notre région de ses fleurons industriels et elle remettra en cause les emplois des associations, si utiles pourtant pour créer du lien social. Des emplois solidaires qui, grâce à la gauche, ont permis de développer de très nombreuses activités sportives, culturelles, éducatives et sociales dans l’ensemble de la Picardie.

Pour l’emploi comme pour le soutien à la vie associative, les 14 et 21 mars, il ne faudra pas se tromper !

Source : http://www.carolinecayeux.com/page/la-liste-envie-de-picardie-donne-un-nouvel-elan-la-picardie

Lundi 1er février 2010

Meeting avec Christian Estrosi

Discours de Caroline Cayeux

Mon Cher Christian,

Cher Xavier, Cher Eric, Cher Edouard,

Cher Jean-François, Cher Lucien,

Mes très chers amis,

(…)

OUI, nous ferons tout pour que l’emploi diminue. Nous lancerons un grand Plan Emploi Picardie Solidaire qui permette à tous de réussir sa vie active.


L’Etat UMP abandonne le logement social en Picardie

2 février 2010

Le comité régional de l’habitat, qui devait se réunir le 4 février prochain, vient d’être annulé par le Préfet de région et les services de l’Etat, « en l’attente de la notification complète des dotations pour l’année 2010 ».

A quelques semaines des élections régionales, le gouvernement cherche en fait à camoufler les conséquences de ses politiques et de ses choix budgétaires. En effet, en décidant de ne pas reporter, contrairement aux années précédentes, les crédits non consommés pour la production de logements à loyers modérés, le gouvernement s’apprête à amputer de 55% (6 millions d’euros en 2010 contre 13 millions en 2009) les crédits destinés à la réalisation de logements sociaux en Picardie.

D’ores et déjà, ce brutal abandon par l’Etat UMP du logement social, accessible à tous les Picards quels que soient leurs revenus, va entrainer un recul de près de 25% des chantiers engagés en 2010 selon les estimations des professionnels de la construction.

Le 15ème rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre souligne d’ailleurs l’aggravation considérable de la crise du logement, les 3,5 millions de mal logés, les 6,5 autres millions de personnes fragilisées. Autant de conséquences d’une politique gouvernementale dépourvue de moyens à la hauteur de cette crise et dénuée d’une volonté forte dans ce domaine. Le logement n’est vraiment pas une priorité pour la droite au pouvoir !

Mme Cayeux qui représente l’UMP dans notre région et son second de liste, le député Courtial, doivent prendre clairement position sur ce sujet si important pour les Picards. Derrière les sourires électoralistes de façade, nos concitoyens ont le droit de savoir si Mme Cayeux et M. Courtial soutiennent ou s’ils dénoncent les politiques rétrogrades du gouvernement et de leur ami François FILLON, tout particulièrement dans le domaine du logement.

Dans l’Oise et en Picardie, l’action conjointe du Conseil régional et du Conseil général, au moyen notamment du Fonds départemental d’intervention en faveur du logement (FDIL) et de l’Etablissement public foncier de l’Oise (EPFLO), a permis en 5 ans la construction de 6000 nouveaux logements et la réhabilitation de 7750 autres.

Hélas, l’action volontariste des collectivités locales ne peut suffire à répondre à toutes les demandes, qui plus est dans un domaine supposé être de la compétence de l’Etat mais totalement laissé à l’abandon par la droite au pouvoir.


Politique industrielle de l’UMP : Peu d’actes mais beaucoup de paroles !

2 février 2010

Le ministre de l’Industrie, Christian ESTROSI, se rend dans l’Oise le 1er février, dans le cadre de la campagne des élections régionales, pour apporter sa caution aux listes UMP et parler aux militants sarkozystes de sa politique industrielle.

Nul doute que les milliers de salaries isariens ayant perdu leur emploi ces derniers mois, que les milliers d’autres légitimement inquiets pour leur avenir professionnel, accueilleront avec scepticisme et colère cette visite ministérielle et électoraliste.

En effet, le gouvernement Sarkozy-Fillion et ses représentants sont restés totalement muets, depuis des mois, devant les conséquences économiques et sociales de la crise qui frappent si durement l’industrie isarienne et ses salariés.

En 2009, ce sont en effet près de 6000 emplois industriels qui ont été détruits dans l’Oise, par l’effet conjugué de la crise économique et des délocalisations décidées par quelques financiers rapaces, ceux-là mêmes que le Chef de l’Etat vient d’aller saluer à Davos, en Suisse…

Continental, Sachs, Bosch…la liste est longue des fermetures d’entreprises performantes dans l’Oise, dont aucune n’a jamais fait sortir de son silence assourdissant le « Commissaire à la ré-industrialisation de l’Oise », improbable gadget gouvernemental sans aucun intérêt pour les salariés des entreprises industrielles de notre département.

Alors que l’Oise, à l’instar du reste de notre pays, a vu le nombre de ses chômeurs progresser de 7000 en 2009, la situation économique et sociale appelle bien plus qu’un meeting électoral de l’UMP. Il serait grand temps que le gouvernement, comme les élus locaux UMP, passent enfin de la parole aux actes !

Les socialistes de l’Oise demandent que soient rendus plus difficiles les plans de licenciements, au moyen d’un examen préalable par la justice et par les salariés de la situation des entreprises s’apprêtant à licencier, et qu’une ambitieuse politique industrielle, terriblement mise à mal ces dernières années par les gouvernements de droite, puisse à nouveau être mise en œuvre au bénéfice des bassins d’emplois sinistrés.


« proposition Hortefeux : le PS dénonce « l’exploitation » d’un fait divers »

2 février 2010

PARIS, 1 février 2010 (AFP) - Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a dénoncé lundi une exploitation par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux d’un fait divers, le double-meurtre de retraités dans l’Oise, pour justifier une loi supplémentaire, alors que sa politique contre l’insécurité “a échoué”.
M. Hamon a dénoncé “une exploitation, dans la bonne vieille tradition de la droite sarkozyste, d’un fait divers” et “d’une émotion qui est grande” pour “justifier une loi supplémentaire”.
“On n’exploite pas des faits divers pour faire des coups de menton, des gesticulations” surtout en” période électorale”, c’est “nauséabond et grossier” affirme le porte-parole lors du point de presse hebdomadaire du PS.
Pour M. Hamon, “la politique” du gouvernement qui “consiste à alourdir les peines comme moyen pour dissuader la délinquance a échoué” et si “elle devait aller au bout, la logique voudrait qu’on rétablisse un jour la peine de mort, puisque la principale dissuasion aux yeux de ceux qui veulent utiliser cette politique, ce serait la peine de mort”.
Il souligne que M. Hortefeux “est recadré par Michèle Alliot-Marie qui est elle-même recadrée par le sémillant porte-parole  de l’UMP” Frédéric Lefebvre “qui n’est même pas député et décide de donner les bons et les mauvais points aux ministres”.
“Quelle démocratie, si c’est le porte-parole du parti au pouvoir qui doit décider de ce que les ministres doivent dire ou pas”, demande M. Hamon.
Le porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre a estimé lundi que Michèle Alliot-Marie n’avait “pas suivi dans le détail” les mesures proposées par Brice Hortefeux soulignant qu’elles ont été “acceptées” par Matignon. Il a également souligné qu’un amendement en ce sens du gouvernement avait été adopté en commission des Lois mercredi dernier.


Woerth / Proglio : même combat !

24 janvier 2010

Une fois de plus, Eric Woerth, Maire UMP de Chantilly, Président de la Communauté de communes de l’Aire Cantilienne, Président départemental de l’UMP de l’Oise, Trésorier national de l’UMP et Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, s’est illustré en faisant des déclarations complètement déconnectées de la réalité quotidienne des Français. A l’occasion des protestations légitimes des syndicats à propos de la double rémunération de Monsieur Proglio, qui prétendait initialement à un salaire de 2 000 000 € par an, Monsieur Woerth a crû nécessaire de préciser qu’il s’agissait d’assurer à Monsieur Proglio « toutes les chances de remplir sa mission » et que « la France n’est pas un pays qui paie si bien que ça ses dirigeants. »

Les socialistes de l’Oise rappellent à Monsieur Woerth que la rémunération demandée par Monsieur Proglio représente 125 fois le salaire minimum. Une fois de plus, la majorité UMP de Nicolas Sarkozy fait des cadeaux aux plus riches et fait peser le poids de cette politique sur les ménages les plus modestes… Si l’indécence de cette politique n’apparaît pas évidente à Monsieur Woerth, c’est sans doute qu’il est lui-même habitué à la double-casquette de trésorier de l’ UMP et de l’Etat !

Communiqué de presse
De la Fédération de l’Oise du Parti Socialiste

L’inauguration du local de campagne sur France 3 Picardie et Radio Bleue Picardie

20 janvier 2010

La liste “Avec la Gauche rassemblée pour la Picardie” conduite par Claude Gewerc a inauguré son local de campagne ce lundi 18 janvier.

France 3 Picardie et Radio France Bleue ont couvert cette manifestation.

radio france picardie

France télévision

Cliquez sur les liens pour écouter ou visionner cet évènement.