Une récente circulaire du Ministre de l’éducation, adressée aux inspecteurs d’académie, fait craindre une accélération dévastatrice de la casse du service public d’éducation engagée depuis 2002 par les gouvernements successifs de droite.

Alors que plus de 40000 postes d’enseignants ont déjà été supprimés ces dernières années, alors que le budget de l’éducation nationale a baissé de plus de 10% en 8 ans, le gouvernement veut pourtant créer les conditions propices à une amplification de cette tendance.

A cette fin, il préconise notamment l’augmentation des effectifs d’élèves dans chaque classe, la suppression par leur fusion des écoles rurales ne disposant que d’une ou deux classes, une nouvelle réduction du nombre d’enfants de deux ans scolarisés en maternelle, la précarisation des personnels remplaçants et la suppression totale des RASED.

Autant de mesures qui viendraient plus encore dégradées les conditions de scolarisation des élèves, tout particulièrement les plus fragiles, et d’exercice de leur métier par les fonctionnaires de l’éducation nationale. Autant de mesures qui, dans l’Oise comme dans toute la France, conduiraient à rendre encore plus difficiles les conditions d’enseignement notamment dans les zones urbaines sensibles et à créer de vastes « déserts éducatifs » en zones rurales.

En même temps que l’école publique, c’est à chaque fois la République qui recule sous les coups répétés de l’UMP !

Déjà dans notre département, les politiques de la droite en matière d’éducation ont considérablement déstabilisé le service public d’éducation. Depuis quelques semaines, le réduction des dotations en postes d’enseignants dans la plupart des établissements du second degré  et la cinquantaine de fermeture de classes envisagées, dans le premier degré, à la rentrée prochaine, provoquent inquiétude, colère et incompréhension dans toutes les composantes de la communauté éducative.

Les socialistes de l’Oise réclament solennellement que l’école redevienne une priorité dans notre pays, que cesse la politique de casse systématique de l’éducation nationale par les gouvernements de droite, et qu’on en finisse avec le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.


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