Après un faux suspens savamment alimenté pour brouiller l’opinion des Français, avec des fuites au compte-goutte en forme de tests d’opinion, et des rumeurs de prétendues tensions au sommet de l’exécutif, le gouvernement dévoile aujourd’hui un projet de réforme des retraites conforme à sa politique : socialement injuste et profondément inégalitaire.

Il faut une réforme des retraites pour assurer la pérennité de notre système par des ressources stables et sécurisées.
Il faut une réforme des retraites pour redonner confiance aux Français, aux jeunes actifs comme aux seniors, dans notre modèle de société.

Mais nous ne voulons pas de la réforme présentée aujourd’hui, qui n’est qu’une machine à produire des inégalités.

Ce sera au législateur, dès la rentrée parlementaire, de trancher et sur un sujet aussi grave, le gouvernement ne pourra pas proposer une quelconque clause de revoyure ou autre subterfuge afin de rallier les sceptiques.

Le Parti Socialiste a posé le cadre de ce que doit être une réforme juste avec quatre exigences :
-Garantir le niveau de vie des retraités, notamment des plus modestes
-Demander des efforts partagés, notamment en taxant vraiment les revenus du capital et pas simplement en se contentant d’en parler,
-Assurer une réforme durable en agissant aussi pour une baisse du taux de chômage et une hausse du taux d’employabilité des seniors,
-Permettre davantage de choix individuels dans le cadre de garanties collectives en prenant notamment en compte le niveau de pénibilité basé sur l’espérance de vie par catégorie professionnelle.

Nous veillerons à ce que ces exigences soient prises en compte dans le débat parlementaire.

C’est par la préparation du système de retraite de demain, celui de la France de 2030, que passe la refondation du pacte intergénérationnel.

Une récente circulaire du Ministre de l’éducation, adressée aux inspecteurs d’académie, fait craindre une accélération dévastatrice de la casse du service public d’éducation engagée depuis 2002 par les gouvernements successifs de droite.

Alors que plus de 40000 postes d’enseignants ont déjà été supprimés ces dernières années, alors que le budget de l’éducation nationale a baissé de plus de 10% en 8 ans, le gouvernement veut pourtant créer les conditions propices à une amplification de cette tendance.

A cette fin, il préconise notamment l’augmentation des effectifs d’élèves dans chaque classe, la suppression par leur fusion des écoles rurales ne disposant que d’une ou deux classes, une nouvelle réduction du nombre d’enfants de deux ans scolarisés en maternelle, la précarisation des personnels remplaçants et la suppression totale des RASED.

Autant de mesures qui viendraient plus encore dégradées les conditions de scolarisation des élèves, tout particulièrement les plus fragiles, et d’exercice de leur métier par les fonctionnaires de l’éducation nationale. Autant de mesures qui, dans l’Oise comme dans toute la France, conduiraient à rendre encore plus difficiles les conditions d’enseignement notamment dans les zones urbaines sensibles et à créer de vastes « déserts éducatifs » en zones rurales.

En même temps que l’école publique, c’est à chaque fois la République qui recule sous les coups répétés de l’UMP !

Déjà dans notre département, les politiques de la droite en matière d’éducation ont considérablement déstabilisé le service public d’éducation. Depuis quelques semaines, le réduction des dotations en postes d’enseignants dans la plupart des établissements du second degré  et la cinquantaine de fermeture de classes envisagées, dans le premier degré, à la rentrée prochaine, provoquent inquiétude, colère et incompréhension dans toutes les composantes de la communauté éducative.

Les socialistes de l’Oise réclament solennellement que l’école redevienne une priorité dans notre pays, que cesse la politique de casse systématique de l’éducation nationale par les gouvernements de droite, et qu’on en finisse avec le dogme du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.