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Crise : la banqueroute de l’idéologie libérale
octobre 5, 2008 | Laisser un commentaire
La crise financière est là pour durer. Des États- Unis, elle s’est progressivement diffusée à l’Europe. Partout, le retour de l’État semble indispensable. Un signe patent de l’échec des politiques libérales.
La droite criait au loup chaque fois que l’État intervenait. Elle demandait plus de libéralisation, et laissait se développer la financiarisation de nos systèmes économiques. Mais quelle réponse avance-t-elle aujourd’hui face à la crise financière mondiale ? L’État.
D’autres, au contraire, se demandent si l’injection de tant d’argent public est légitime, quand l’État pourrait financer les petits épargnants touchés par la crise des subprimes. Pourtant, sans intervention de l’État, la crise ne peut que s’étendre. Et partout en Europe, en Allemagne, au Benelux et au Royaume-Uni notamment, les États nationalisent les institutions financières au bord de la banqueroute. Pour François Hollande, l’explication est simple : « L’État n’a pas joué son rôle parce qu’il n’y avait plus d’État. Paradoxe de la situation : quand les marchés sont en crise, quand les établissements financiers sont en faillite, le seul acteur qui peut venir en dernier ressort solvabiliser l’ensemble, c’est l’État lui-même. De ce point de vue, c’est l’échec des Libéraux. » Et sans changements radicaux, le risque d’une crise plus profonde se profile. Lire le reste de cet article






